Photo de Marie-Thérèse RUIZ

Marie-Thérèse RUIZ

née BOSC
décédée le 13 juillet 2026 à l'âge de 89 ans
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Photo de Marie-Thérèse RUIZ
Marie-Thérèse RUIZ
née BOSC
décédée le 13 juillet 2026 à l'âge de 89 ans

Message de la famille

Chère famille, chers amis,

C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Marie-Thérèse RUIZ. La cérémonie se déroulera le mercredi 22 juillet 2026 à 14h30 à l’adresse suivante : Crématorium Sud Toulouse - 12 Avenue de Gameville - 31400 Toulouse.

Pas de Fleurs, pas de couronnes, pas de plaques.

Nous vous invitons à utiliser cet espace pour laisser vos condoléances, partager des photos souvenirs, une anecdote ou exprimer vos pensées à travers des poèmes ou des textes. Cet endroit est un lieu d'expression dédié à honorer la mémoire de Marie-Thérèse RUIZ.


Un service de plantation d’arbre hommage est disponible ici.

Diaporama de la cérémonie

Partagé par la famille de Marie-Thérèse RUIZ

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Cérémonie civile

mercredi 22 juillet 2026 à 14h30
Crématorium S de Toulouse
12 Avenue de Gameville
31400 Toulouse

Déroulé des obsèques

Cérémonie civile

Le mercredi 22 juillet 2026 à 14h30

Crémation

Le mercredi 22 juillet 2026 à 14h50

Dispersion

Information indisponible
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Marie-Thérèse RUIZ 1937 - 2026 Marie Agnès Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Le livre hommage met à l'honneur les différents messages et photos partagés sur cet espace avec une mise en page élégante.
  • - Format 210 x 210mm sur papier 200 gr. et ½ semi-brillant
  • - Imprimé et façonné en France
  • - Livré via colissimo (nous attendons de recueillir tous les hommages avant de produire le livre)
  • - Suivi du colis par SMS
Nombre d'exemplaires :
Prix TTC: 49,90€

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Marie-Thérèse RUIZ 1937 - 2026 Marie Agnès Aujourd’hui, c’est un jour difficile car je dois te dire au revoir alors que je t’aimais tant. Les années passent, je me disais que j'avais une marraine exceptionnelle, gentille, toujours attentionnée. Quelle tristesse pour moi, tu me manqueras énormément, je ne t'oublierai jamais. Au revoir Marraine. Lucas Morel Devant ce douloureux coup du sort, je suis à la fois triste et décontenancée. Je voudrais vous apporter un peu de réconfort, mais, aujourd’hui les mots me manquent. Anaïs Henri Toutes mes pensées affectueuses à vous, qui m’avez fait aimer les mathématiques. Votre gentillesse, votre pédagogie envers nous restera gravé comme un précieux souvenir de mon enfance. Vous avez marqué ma vie bien au-delà de la salle de classe. Reposez en paix.
Un mot, une photo, une fleur ou même un arbre planté en sa mémoire : autant de gestes symboliques qui apportent soutien et réconfort à la famille.

Votre hommage prolongera la mémoire de Marie-Thérèse RUIZ et viendra agrémenter le Livre hommage, un précieux souvenir pour ses proches.
Témoignage aux proches

Hommages rendus

25 hommages
  • Il y a 1 semaine
    Hélène CABANEL

    C'était une très belle cérémonie pour accompagner Marie-Thérèse Ruiz, maman, grand mère, arrière grand mère.
    Nous sommes revenus bien en arrière avec certaines photos qui ont figé ce temps qui passe et qui ont marqué des moments de vie. Elle ne sera jamais loin pour vous accompagner de son amour. Amicalement Hélène et Christian

  • Il y a 1 semaine
    Angèle

    Retrouvée dans les archives de Marie Thérèse, cette dissertation qu'Angèle avait rédigée , à 14 ans, en classe de 3° , en 1969 et dont le sujet était :
    « imaginez la vie et les aventures d'un Don Quichotte d'aujourd'hui . »

    Créer un personnage « redresseur de torts » dans un récit d''imagination est très inspirant. Mais trouver son incarnation dans le réel est beaucoup plus rare. Ainsi, la quête pour moi , ce n'est pas un rêve qui ignore les difficultés réelles en se plongeant seulement dans un monde que l'on s'imagine. Non, à mon sens, c'est une lutte, une protestation constante contre les injustices. Une révolte permanente. C'est un idéal pour lequel on s'engage et qui n'a pas de fin. Il exige de se plonger dans la réalité du monde qui nous entoure et d’œuvrer concrètement pour les changements que l'on juge nécessaires.

    Le personnage que je veux dépeindre est une femme. C'est ma Don Quichotte à moi. Elle n'a pas « triste figure ». C'est une héroïne du quotidien. Je ne l'imagine pas. Je la connais bien. Sa physionomie est ouverte. Elle ne présente pas de signes particuliers si ce n'est la flamme qui brûle dans ses yeux et marque son visage d'une grande volonté. C'est une mère de famille, pareille à tant d'autres mais aussi très différente. Elle a un mari , quatre enfants comme dans la plupart des milieux ouvriers. Une chose moins répandue : elle travaille à l'intérieur et à l'extérieur de sa maison. De surcroît, si j'ajoute à cela qu'Elle se voue à un idéal plus grand qu'elle, son portrait va apparaître plus remarquable encore.

    Ma Don Quichotte est employée dans un grand magasin. En plus de son travail, elle mène des activités syndicales pour défendre les revendications des employés. Déléguée syndicale, elle tente d'obtenir avec ses collègues des droits et des augmentations de salaire face au « grand patron » . En tant que responsable, c'est elle qui organise les réunions de travail, prépare les discussions, réfléchit aux arguments. C'est aussi elle qui court à la Bourse du travail pour y taper des tracts quitte à rentrer chez elle très tard le soir quand ses enfants sont couchés.
    C'est encore elle qui passe le week-end à rédiger des rapports, c'est toujours Elle qui, avec d'autres délégués, monte à Paris pour défendre les intérêts des salariés. Par conséquent, Elle, occupe un poste à responsabilités qui lui demande beaucoup de son temps et de son énergie.

    Et la famille ,peut-on se demander ?
    Ma Don Quichotte n'est pas là pour préparer le goûter des enfants et pas là non plus lorsque son mari rentre fatigué de sa journée et que le dîner n'est pas prêt. Je me pose la question : la recherche du bien être de nombreuses familles ne vaut-elle pas mieux que celle d'une seule ? En effet, comment faire autrement, face à l'exploitation, sinon s'engager pour en dénoncer les abus et les injustices au côté de camarades qui désirent une société plus juste et plus humaine ?
    Chaque jour est pour Elle le même qui lui demande beaucoup de courage et la rapproche de son « étoile ». Il lui est difficile de rallier à sa cause d’autres femmes qui se consacrent à leurs tâches familiales. Mais, jamais Elle ne désespère de les convaincre car seule l'union fait la force. Quand elle parvient à en gagner une à la lutte, elle est alors récompensée de tous ses efforts et en éprouve un profond réconfort.

    Quelquefois pourtant, lorsque je la surprends dans un moment de lassitude, ses mains cachant son visage, mon cœur alors s'emplit de larmes et d'admiration ;

  • Il y a 2 semaines
    Jo

    Ces dernières années, avec Marie Thérèse, quelques échanges autour du sport, de la politique et des petits-enfants. Entre sourires, gravité et confidences.

    Marie Thérèse , une passionnée de sports. Une passion qui remontait à l'enfance, me disait-elle. Avant que sa vie ne soit altérée par des ennuis de santé récurrents, un de ses enseignants avait repéré ses aptitudes physiques. La vélocité notamment. Quand j'ai connu Marie Thérèse, elle avait déjà perdu cette vélocité pour marcher. Mais pas pour conduire ! Elle pilotait sa voiture avec l'assurance et la détermination d'une championne automobile. .Pour rejoindre Ax-les-Thermes ou Vias, elle n'hésitait pas à arrimer une caravane à sa voiture. Marie Thérèse au volant, la petite auto, la petite caravane et Antoine co-pilote-roi-carotte : un bel attelage, sans peur et sans reproche !
    .
    Elle me faisait partager son admiration pour les exploits de Roland Garros qu'elle avait vus à la TV, en pensant très fort à un de ses petits-fils qui jouait comme un champion, me disait-elle, très fière.

    Avant de la quitter, elle me demandait si j'allais voir le prochain match de rugby. Celui que Michel lui avait signalé, via son irremplaçable petit téléphone rouge, sur telle chaîne et à telle heure.

    Ces derniers mois, si elle n'avait pas été en clinique, elle aurait regardé la coupe du monde de foot. Le foot, une tradition familiale me précisait-elle, avec Antoine, ses garçons: Alain et Michel, et, plus récemment son petit-fils guillaume. Marie Thérèse m'avait fait une confidence. Elle commençait à préférer le foot féminin. Les filles jouaient mieux, plus intelligemment.

    Alors, Marie Thérèse, féministe ? Peut-être à sa façon. Politique, c'est sûr !

    Une rédaction d'Angèle, écrite à 14 ans, témoigne de l'engagement politique et syndical de sa jeune maman. Avec l'âge, Marie Thérèse n'avait rien perdu de son intérêt pour le Bien public. Et, chose extraordinaire, alors que chaque année elle y voyait de plus en plus mal, que chaque année elle entendait de plus en plus mal, elle connaissait toujours aussi bien l'actualité politique ! C'était là le résultat d'une passion pour la chose publique conjuguée avec une volonté hors norme.
    Volonté que nous avons tous expérimentée, un jour ou l'autre. Volonté que Marie Thérèse exprimait quand elle nous demandait de partir en expédition, cahin-caha, jusqu'au bureau de vote de Montastruc, pour faire, malgré sa hanche et ses genoux réfractaires, son devoir de citoyenne, debout. Volonté qu'elle a exercée jusqu'à sa fin, à sa façon.

    Elle aimait commenter les décisions de Macron ou de Mélanchon. Gare à moi, si je n'étais pas de son avis ! Marie Thérèse , une sacrée raisonneuse. Ou plutôt, une femme de convictions.

    Ces derniers mois, déjà affaiblie, allongée sur son fauteuil, son petit chien sur les genoux, elle me faisait part, avec force, de son indignation quant aux sauvages décisions des Trump, Poutine et Nétanyahu.

    Indignation qui se doublait d'une grande inquiétude devant les conséquences de ces décisions, devant la montée de la haine et de la xénophobie qu'elle avait combattues toute sa vie.
    Inquiétude non pas pour elle-même, parce que, enfant, me confiait-elle, elle avait connu avec son papa la guerre et la résistance et avait oublié d'avoir peur.

    Mais inquiétude pour ses enfants, ses petits-enfants, ses arrière-petits enfants dont elle me parlait avec tellement de bonheur dans les yeux.

    Marie Thérèse c'était aussi Mamy, ma belle-Mamy qui avait accueilli mes enfants comme ses petits enfants. Avec la même tendresse, avec la même générosité. Mamy, ma Belle-Mamy, elle ne faisait pas de différence entre les liens du sang et liens du cœur.
    Merci Mamy, pour cette ouverture de cœur et d'esprit.

    Merci Mamy pour les vacances que tu offrais, à Vias, au bord de la mer, à Fée, Fanny et Nathalie, trois pré-ados, éprises de liberté, loin de l'autorité parentale mais sous ta bienveillante vigilance.
    Merci Mamy pour la longue année pendant laquelle tu as accueilli, avec Antoine, à Rangueil, près de sa fac de médecine, Fanny. Elle pouvait ainsi préparer dans les meilleures conditions son concours. Tu prenais soin d'elle. Tu la nourrissais de bons petits plats et d'une infinie tendresse. Je sais, elle sait, que tu as contribué à son succès.

    Pour moi, Marie Thérèse, Mamy, ma Belle-Mamy, tu étais une personne hors du commun. Avec tout ce que cela implique d'admirable souvent, de compliqué parfois, d'enrichissant toujours. Tu as marqué ma vie. Tu pars et restes dans mon cœur.

  • Il y a 2 semaines
    Patrick

    Ma petite mamie,
    Je garderai ce sourire qui illuminait toujours ton visage lorsque je te voyais. Et à chaque fois, tu avais cette petite attention de me demander des nouvelles du pays. Etant loin des miens, Tu avais à cœur de savoir que tout allait pour le mieux de mon côté. je te remercie de l'intérêt que tu me portais.
    Tu es désormais auprès des étoiles et continues de briller dans nos cœurs...
    Tendrement...
    Patrick

    Toutes nos pensées affectueuses à la famille.
    Famille de La Réunion.

    close Photos postées par Patrick
    Souvenir de Madame Marie-Thérèse RUIZ par Patrick
  • Il y a 2 semaines
    Angèle

    Maman, qui aimait tant chanter, ne me contredirait pas si je rappelle qu'elle est « née quelque part ». Alors j'ai fait une petite sélection d'éléments biographiques pour mieux comprendre d'où elle venait et ce qu'elle est devenue.

    1) Marie Thérèse Bosc naît le 28/01/37 dans une petite cité de caractère que vous connaissez tous : Revel. Elle y fait ses premiers pas, choyée par une grand-mère couturière qui lui enseignera au cours du temps, point par point, le goût et l'exigence de la belle ouvrage.

    2) Elle émigre à Toulouse dans un contexte de guerre, sous le nazisme et la collaboration. Mais au sein d'un milieu ouvrier résistant.

    3) Elle occupe la place de l'aînée des filles dans une famille de 7 enfants où elle seconde sa mère, « un bébé toujours dans les bras ».

    4) Adolescente, elle est atteinte d'une maladie de l'oreille, elle frôle la mort, sauvée in extremis par les antibiotiques. Malheureusement, elle restera sourde d'une oreille. Ce handicap l'entravera tout au long de sa vie.

    5) Bonne élève, elle intègre l'école Pigier où elle se constituera une solide formation et décrochera son diplôme de secrétaire.

    6) Elle se marie tôt, comme à l'époque . A 18 ans, avec Antoine Ruiz, un jeune homme plein d'humour et d'idéal communiste.

    7) De cette union naissent « coup sur coup », quatre enfants, deux filles et deux garçons. Dans un temps, rappelons-le, où les femmes n'ont pas encore les moyens de disposer de leur corps.

    8) La suite, vous la connaissez tous. Ses enfants engendreront à leur tour d'autres petits enfants jusqu'à former autour d'elle une famille nombreuse dont elle devient le centre. On peut même dire, le cœur battant.

    Maman , c'est bien sûr, d'abord « mon pays du sourire ». Mais, dès mon plus jeune âge, elle m'est apparue bien plus qu'une maman, comme une femme élégante, entreprenante et très déterminée. De caractère altruiste, elle s'intéressait au monde qui l'entourait.
    Congés payés, sécurité sociale allocations familiales : elle vivra sa vie avec les acquis du Front populaire, du Conseil de la résistance et des luttes de mai 68.


    Amoureuse de mon père, elle dorlotera son « inconnu d'un rêve un peu fou » comme dans la chanson du premier rendez-vous ». Grande organisatrice, elle projettera pour eux quantité d'« heures exquises ». De mémoire familiale, la plus connue étant celle de leur épopée vers la Côte d'Azur, sur leurs mobylettes bleues, chargées d'une petite tente, d'une casserole et d'un réchaud.

    Amoureuse de la vie et des belles choses, Mimi Pinson aimait danser, «  rire, boire et chanter ». La maison résonnait souvent de ses airs préférés, où variétés, opérettes et chansons engagées s'entremêlaient. Sa joie, elle l'a trouvée dans la beauté et tous les petits bonheurs. Elle aimait faire la fête avec sa famille et ses amis. Chez elle, c'est porte et table ouvertes. Pas beaucoup de sous, mais du partage... sur de belles nappes, s'il vous plaît ! Et dans de beaux draps quand il fallait payer les traites de son commercial attitré, le célèbre Bifeld. Le crédit «  c'est pas fait pour les chiens » avait-elle coutume de dire.

    Si bien que, malgré nos modestes moyens, nous serons les premiers de la rue à acquérir la TV. A pièces, eh oui !
    Si bien que mes frères se lanceront à l'assaut du bitume avec les premiers kartings à pédales, et moi, bercerai la première poupée Bella, celle qui fait pipi, ouvre et ferme les yeux quand on la touche.
    A nous, les pique-niques les baignades en bord de cette Garonne, pleine de « son torrent de cailloux » .
    A 40 ans passés, maman décrochera son permis de conduire du premier coup. Cette précieuse clé des champs la conduira au-delà des murs, à la mer « qu'on voit danser le long des golfs clairs », à la montagne, « Pyrénées -ées »...

    « Maman, tu es la plus belle du monde » , c'est toi qui seras la gardienne du foyer, essayant de tenir tous les bouts. Fine cuisinière, tu régaleras ta nichée et tes amis de pâtés et de choux farcis, civets de lièvre et blanquettes de veau, soufflés et champignons des champs, crêpes, gâteaux et pâtes de fruit. Et j'en oublie. Armée de tes aiguilles et de ton dé, tu nous habilleras et tricoteras inlassablement pulls et chandails aux couleurs gaies.
    Bricoleuse, tu répares tout dans la maison, peins, tapisses, colmates le robinet qui fuit ou rétablis l'électricité.
    Telle une bûcheronne, je t'ai même vue scier et couper ton bois, à coups de hache, avant de le brûler dans la cuisinière pour nous chauffer .
    Dans la maison de Balma, tu bâtiras ton arche de Noé . Au jardin, lapins et poules en liberté ; une oie à gaver pour le foie gras des repas de fin d'année ; chat, chien et même pigeon apprivoisé.
    A la trentaine, tu deviens militante. Très tôt, tu veux assurer ton indépendance financière et mettre du beurre dans les épinards. Aux alentours des années 60, tu occupes divers emplois de secrétaire avant de rentrer à Mammouth, l'un des premiers hyper marché, celui qui « écrasait les prix ». Mais pas que ! Là, débute ton action syndicale à la CGT. Tu seras la première femme à participer aux négociations nationales sur la convention collective du commerce. J'ai retrouvé une rédaction que j'avais écrite en troisième, et que tu avais gardée. Elle en dit long sur ton idéal de justice, de liberté et de solidarité, ainsi que sur l'influence que tu as pu exercer sur moi.
    Les yeux dans les yeux, c'est toi qui me donneras les premières leçons philosophiques et politiques. Je te cite ; « Angèle, nous ne sommes ni inférieurs, ni supérieurs mais égaux ». Je te cite : « si on te dit d'aller te jeter dans la Garonne, tu iras ?  ». A méditer !

    A 39 ans seulement, tu obtiens avec fierté ton diplôme de la plus tendre des mamies. Pour tes petits enfants, rien ne sera trop beau. Dans les tempêtes, «  tu tiens bon la barre. Hissez haut ! » Tu seras leur confidente et leur partenaire de jeux. Rami, dames, ping-pong, pêche, pétanque, rien de tel pour donner le moral.


    Il faut maintenant se quitter. A cette vie rêvée et vécue si fort, sa part d'ombre est inévitable. Comment ne pas imaginer tous les désirs inassouvis, les frustrations, les deuils, les blessures, les chagrins et les fantômes. Dans cet hommage, il n'en aura pas été question. Nous ne voulons retenir que la lumière, cette tendresse donnée, cet héritage de valeurs, si précieux.

    Maman, tu resteras cette force vivante en chacun de nous, dans laquelle nous pourrons puiser jusqu'à la fin de nos jours.

  • Il y a 2 semaines
    Guillaume Vitkovitch

    Mamie nous a quittés à quatre-vingt-neuf ans. Aujourd'hui, je voudrais simplement lui rendre l'hommage qu'elle mérite.
    S'il y a bien une chose qui définissait ma grand-mère, c'est que toute sa vie tournait autour de sa famille. Elle aimait ses proches sans compter, sans calcul, avec une générosité absolue. Cet amour, elle le partageait entre ses enfants, ses petits-enfants, et tous les copains qu'on pouvait lui amener à l'improviste. Sans oublier ses chiens, bien sûr ! De vrais compagnons de vie qu'elle chouchoutait autant que nous, petits plats faits maison compris.

    Parce que sa grande spécialité, c'était ça : l'accueil. Je me rappelle tellement bien nos après-midis à Rangueil quand j'étais plus jeune. Je passais des week-ends et des vacances chez elle. Elle me laissait une liberté totale pour aller jouer au foot dans la résidence avec mes copains, mais dès que c'était l'heure du goûter, on débarquait tous chez elle. Dans ces moments-là, je me sentais profondément libre, tout en sachant que le cadre était là, protecteur. Mes amis venaient et, sans qu'on ait jamais besoin de demander, elle nous installait tous autour de la table. Il y avait toujours de quoi manger, toujours son sourire, et cette joie sincère de nous voir réunis. Pour ma bande comme pour moi, ce n'était pas juste « chez ma grand-mère ». C'était un endroit où on se savait attendus, aimés, chez nous. Elle avait ce don rare de faire de chaque enfant qui passait sa porte un peu le sien.

    Je repense aussi aux années où j'étudiais à Paul Sabatier, juste à côté. Je passais souvent manger un bout chez elle entre deux cours. Systématiquement, elle insistait pour me raccompagner à la fac dans sa petite voiture verte, qu'elle pilotait avec l'assurance tranquille de ceux qui ne doutent jamais de leur coup de volant. C'était un moment tout simple, presque un détail, mais c'était notre rituel à tous les deux. J'y repense aujourd'hui avec tellement de tendresse.

    Et que dire de sa cuisine ? Je ne sais pas quel était son ingrédient secret, mais sa tartiflette reste, et restera, la meilleure de ma vie. Je me revois encore installé devant la télé avec mon assiette parce que oui, chez elle, on avait le droit, et c'était le bonheur. On passait aussi des heures assis dans son fauteuil à refaire le monde, ou à regarder des films sous-titrés ensemble. Rien d'extraordinaire sur le papier, mais ce sont des instants gravés en moi.

    Et puis il y a cette anecdote qui me fait toujours sourire. J'étais adolescent, et je voulais aller au cinéma avec des amis voir un film d'action. Elle a catégoriquement refusé de me laisser y aller seul, persuadée qu'on allait plutôt filer voir autre chose, un film qui n'était clairement pas de notre âge. Alors, malgré sa surdité et sans grand espoir de comprendre quoi que ce soit à l'histoire, elle a tenu à nous accompagner jusque dans la salle, et à regarder le film avec nous du début à la fin. Personne n'a réussi à l'en dissuader. Cette histoire résume bien qui elle était : quelqu'un qu'on ne dupait pas facilement. À force d'avoir vu passer des générations d'enfants et leurs petites combines, elle était rodée, et on ne pouvait plus la mener en bateau.

    Elle était aussi, et ça surprenait toujours un peu, une grande fan de sport, et de tennis en particulier. Elle suivait toute l'actualité du circuit, connaissait les joueurs, les résultats, et adorait par-dessus tout André Agassi. On pouvait parler tennis avec elle pendant des heures, et c'est un peu grâce à elle, je crois, que j'ai moi-même pris goût aux sports de raquette.

    Marie-Thérèse était une femme indépendante, avec un caractère bien trempé. Elle savait exactement ce qu'elle voulait, et surtout, comment les choses devaient être faites. C'était une femme d'habitudes : elle a gardé le même téléphone portable pendant des années juste parce que c était le sien, un modèle si dépassé qu'il aurait presque eu sa place dans un musée. Ceux qui l'ont connue souriront sûrement avec moi en y repensant, mais il ne fallait surtout pas essayer de faire le lit à sa place ou de ranger sa cuisine autrement qu'elle l'avait décidé. Sous peine de tout retrouver exactement comme avant, dans la minute ! C'était elle, entière, avec sa force tranquille, jusqu'au bout.

    Entendre était difficile pour elle. Elle avait appris à lire sur les lèvres pour garder le lien. Mais parler, elle n'a jamais arrêté. Et son amour, lui, ne s'est jamais tu. Elle trouvait toujours sa façon à elle de nous dire qu'elle nous aimait.

    Au-delà de sa joie, ma grand-mère était aussi une immense battante. Toute sa vie, elle a dû faire face à la maladie, aux opérations à répétition, à un corps qui ne lui a pas toujours facilité les choses. Et pourtant, elle s'est relevée à chaque fois, sans jamais se laisser abattre bien longtemps. Cette force discrète mais incroyable faisait partie d'elle autant que son sourire.

    Aujourd'hui, on ne dit pas simplement au revoir à quelqu'un qui a eu la chance de vivre longtemps. On dit au revoir à une femme qui a aimé intensément, qui a donné sans compter, et qui a permis à toute une génération d'enfants de grandir heureux et aimés. 
    Je ne l'ai presque jamais vue malheureuse. Jusqu'au bout, elle a gardé ce dynamisme, cette énergie, et ce soin si élégant qu'elle prenait toujours d'elle-même.

    Merci pour tout, Mamie. Pour ton caractère unique, et pour tout cet amour que tu as semé sur ton chemin.
    Repose en paix.

  • Il y a 2 semaines
    Ruiz Michel

    Ma petite Maman d'amour,


    que rajoutera le dernier des enfants, le petit chouchou sur la
    vie de sa mère?


    Tellement de choses mais ce serait vraiment trop long pour
    vous! allons donc à l'essentiel..


    Il faut revenir dans les annèes 60 -70 et comprendre la vie
    d'une maman à la maison avec ses quatres rejetons, de la vie
    difficile pécuniairement et les systèmes de débrouille pour faire
    vivre tout ce beau monde !


    MERCI MAMAN de m'avoir initié à la cuisine simple, populaire
    quig ne m'a jamais quitté. Rien ne se jetait, tout se recyclait...en
    quiche ou en omelette. On tuait les poules et les lapins pour la
    sanquette et la mayonnaise se faisait à deux pour faire couler
    lentement un filet d'huile pour un surplus d'onctuosité.


    MERCI MAMAN de m'avoir appris à tricoter, à coudre car à
    cette époque, on reprisait les chaussettes avec un oeuf et on
    faisait des ourlets au jean,


    MERCI MAMAN de m'avoir appris la patience en faisant du
    canevas, des maquettes, des puzzles et nos fameuses parties de
    cartes (Noah a pris le relais aujourd'hui !)


    MERCI MAMAN de m'avoir fait écouter les chansons tous les
    dimanches et d'aimer la musique ciassique des valses de Vienne
    qui perdurent encore aujourd'hui tous les 1er de l'an. MERCI MAMAN de m'avoir appris la politique et ses combats,
    Que de soirées passées à plier les tracts sur la table de la salle à
    manger et puis la distribution dan ies boites aux lettres en fin
    de soirée


    MERCI MAMAN de m'avoir soutenu dans le football qui m'a
    permis de vivre le championnat de FRANCE adets ainsi que la
    coupe de FRANCE à l'INF VICHY. Tu m'avais fait une surprise,
    une semaine avant, en m'offrant une nouvelle et magnifique
    paire de crampons pour cet événement. L'anecdote retiendra
    qu'on avait oublié de les "casser" et qu'à la fin du premier
    match, j avais un ongle incarné synonyme de fin de tournoi.


    Voila ! autant dire qu'à cette belle époque, les mamans
    s'occupaient de leur progéniture, les éduquaient, les
    structuraient et eur apprenaien le respect d'autrui et des
    régles.


    MAIS je retiendrai avant tout les magnifiques relations que tu
    entretenais avec les autres :


    les repas à la maison avec mes copains feanmi,
    rémi et les quelques conquetes d'alors...


    jeanluc,


    les repas d'anniversaires avec ton pendant masculin ROLAND
    papa de mon GUIGUI et mes derniers amis STEPHANE ET
    GUILLAUME.


    Que de leçons de VIE , de GENEROSITE , d' AMITIES et dePLAISIRS envers ies autres.


    MERCI d'avoir autant aimé mes enfants et petits enfants qui
    témoigneront tout à I'heure de leur amour pour toi.


    Là où tu vas, j'espère enfin que tu vas t'occuper de toi et
    retrouver l'ensemble des etres aimés et déjà disparus.


    JE T'AIME


    Michel

  • Il y a 2 semaines
    Nico et julie

    Mamie,

    Ton départ laisse un grand vide dans nos cœurs. Tu étais une mère,grand mère et arrière grand mère de douceur, de générosité et d’amour. Nos filles ont eu la chance de grandir à tes côtés, de recevoir tes câlins, tes sourires et toute la tendresse que tu savais si bien offrir.
    Repose en paix
    On t aime

    close Photos postées par Nico et julie
    Souvenir de Madame Marie-Thérèse RUIZ par Nico et julie
    Souvenir de Madame Marie-Thérèse RUIZ par Nico et julie
    Souvenir de Madame Marie-Thérèse RUIZ par Nico et julie
  • Il y a 2 semaines
    Lena

    À mon arrière-grand-mère,Maminette.

    Aujourd’hui, c’est avec une immense tristesse que je te dis au revoir.

    Je garderai toujours en mémoire les moments passés à tes côtés, ton sourire, ta gentillesse
    Tu laisseras un grand vide dans mon cœur.
    Je ne t oublierai jamais
    Repose en paix.

    close Photos postées par Lena
    Souvenir de Madame Marie-Thérèse RUIZ par Lena
  • Il y a 2 semaines
    Marilou

    Une colombe et passer par là ta pris sous son aile envolée vers ton étoile 🌟 merci pour tout de t'on amitiés, t'on courage exemplaire et gentillesse, que de bons moment passé ensemble, je t'aime, ml mes sincères condoléances à tristé à t'ai enfants ml🌟🌟

    close Photos postées par Marilou
    Souvenir de Madame Marie-Thérèse RUIZ par Marilou
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